Ressentir des émotions, c’est nourrir sa performance
- Sophie FAURA

- 17 nov. 2025
- 3 min de lecture
Beaucoup cherchent à performer comme si les émotions étaient un obstacle.
Ils voient la force mentale comme une absence de ressenti.
Ils croient que rester lucide, c’est être neutre et qu’être présent, c’est tout contrôler.
Et pourtant…
👉 C’est précisément en voulant se couper de l’émotion qu’on se coupe aussi de la présence.
👉 C’est en refusant de ressentir qu’on finit par se faire emporter par des pensées qu’on n’a pas choisies.
Alors posons les bases une bonne fois pour toutes !
🟣 Émotion et sentiment : deux dynamiques
L’émotion, surgit tout de suite, dans l’instant. Elle est instinctive, intense, corporelle. C’est le “coup de chaud”, le “nœud dans le ventre”, la “bulle dans la gorge”.
Exemple : le sportif qui rate une balle de match. Il ressent de la frustration. Immédiate. Brute.
Le sentiment, se construit après, avec le temps . C’est l’histoire que l’on se raconte à propos de ce qu’on a ressenti. C’est ce qui s’installe quand on rumine, quand on interprète, quand on se définit à travers l’émotion.
Exemple : ce même sportif se dit : “Je rate toujours les moments importants. Je suis un poids pour l’équipe” — il vient de transformer une émotion passagère en sentiment durable.
Ce sont ces sentiments-là, non régulés, qui finissent par altérer nos performances.
🟣 L’émotion est un signal, pas un ennemi
Dans ma pratique, je rappelle souvent ceci : “Tu n’es pas en échec parce que tu ressens. Tu échoues parfois parce que tu refuses d’écouter ce que tu ressens.”
Les émotions sont des indicateurs puissants de ce qui :
est important pour nous,
compte vraiment,
l’on veut protéger ou réussir.
Elles nous relient à nos valeurs. Et c’est cela qui donne de la force à nos décisions, de l’impact à nos actions.
🎯 Le “heart touch” — cette capacité à sentir sincèrement ce qui nous traverse — est un levier de lucidité, pas de confusion.
🟣 En pleine action, l’engagement passe avant l’interprétation
Dans les moments de performance (compétition, pitch, examen…), l’objectif n’est pas de bloquer l’émotion, mais de ne pas se laisser happer par le commentaire mental qui l’accompagne.
👉 Un sportif ne peut pas supprimer la pression mais il peut apprendre à ne pas nourrir de scénario à partir de cette pression.
👉 Un étudiant ne peut pas éviter la peur du vide mais il peut rester actif dans sa concentration, même quand cette peur est là.
👉 Un manager ne peut pas empêcher l’incertitude mais il peut choisir de rester clairvoyant et constructif dans ses décisions, même quand le doute s’installe
On vise ici, c’est l’engagement dans l’action, malgré — et parfois grâce à — l’émotion présente.
🟣 Agir ou ressentir ? Les deux.
On a longtemps opposé le mental froid du compétiteur à la sensibilité de l’humain mais c’est une fausse opposition. L’émotion donne du sens à l’action. L’action donne de la direction à l’émotion.
Le bon équilibre, consiste à accueillir ce qui vous traverse, sans le juger pour vous engager dans ce que vous avez choisi, sans vous disperser.
🟣 La maîtrise mentale n’est pas l’absence d’émotion
C’est la capacité à se laisser traverser par elle.
C’est garder le lien avec son corps, son intention, son ancrage.
C’est faire de l’émotion une information et non une intrusion.
En résumé, performance sensible conduit à un engagement lucide
Vous n’êtes pas “trop émotif” si vous ressentez intensément ce que vous vivez. Vous êtes simplement humain. Et votre performance ne souffrira pas de votre émotion. Elle souffrira uniquement si vous la niez ou si vous la laissez vous dominer.
La clef, c’est d’accueillir ce qui est là — et de choisir, ensuite, ce que vous voulez nourrir. Mieux se connaître crée un meilleur engagement. Apprenez à décrypter vos ressentis.
💡 Découvrir comment un coaching mental peut me propulser vers une meilleure connaissance de mon ressenti
📌 Votre succès repose déjà en vous. Il est temps de le révéler. 🚀



Commentaires